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Faits, opinions et humeurs - Le blog de @jcdrpro

Articles avec #billets tag

2013, un nouveau départ ?

4 Janvier 2013 , Rédigé par jcdrpro Publié dans #Billets

Tout d'abord une bonne année, pour vous et vos proches.

Puis une explication.

Je réactive ce blog après presque deux années de jachère pour cause de défrichage du numérique dans mon média régional. Un défrichage accompagné d'un blog, lui-même alimenté de façon aléatoire : numelog.

Et puis, le travail portant ses fruits, me voici titularisé, promu et muté définitivement à Nancy pour prendre la responsabilité du contenu éditorial des supports numériques de France 3 Lorraine : le site internet, la page Facebook, le compte Twitter.

A cela s'ajoute la suggestion d'un blog d'éditoriaux hebdomadaires. Un troisième blog. J'ai tenté de l'alimenter, les deux billets précédant celui-ci ont été les seuls rédigés.

Je les ai "rapatrié" pour reprendre ce blog-ci, celui qui m'a fait connaître et que je n'ai jamais eu le cœur d'abandonner, comme un vieux compagnon de route.

Parfois un boulet tant certaines colères traduites ici en mots me paraissent aujourd'hui bien violentes. Ne croyez pas pour autant que j'ai perdu toute capacité d'indignation malgré l'âge

J'envisage donc d'alimenter de nouveau ce blog-ci en alternance avec numelog, plus technique et plus en lien avec mon activité web.

Je ne vous donne pas de rendez-vous fixe, abonnez-vous, l'alimentation sera ce qu'elle sera.

Mais en tout cas merci pour cette fidélité ;-)

Et encore une fois bonne année.

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ArcelorMittal Florange, le « Gandrange » des socialistes

4 Janvier 2013 , Rédigé par jcdrpro Publié dans #Billets

Qu’un gouvernement de Droite -ou plutôt devrais-je écrire « qu’un Président de Droite » tant le Premier ministre d’un gouvernement Sarkozy était tout sauf un Premier ministre-, qu’un gouvernement de Droite donc, laisse délibérément , sans contreparties, un industriel sacrifier un site comme Gandrange, rien de très étonnant, le libéralisme est paraît-il à ce prix.

Que cela se fasse avec un cynisme consommé, par l’évocation d’engagements bidons lors d’un vrai-faux voyage de noce sur place est, avec le recul, tout simplement malsain.

Que la chose a posteriori soit décrite par des élus, y compris lorrains, commedramatiquement-incontournable-mais-c-est-la-faute-au-marché-de-l-acier-et-puis-les-emplois-ont-été-sauvegardés est un mensonge éhonté : allez donc en parler aux sous-traitants de Gandrange et à un certain nombre de salariés.

 

Donc la Droite est libérale, privilégie les patrons, mêmes étrangers, aux ouvriers et au passage empoche des bénéfices électoraux (des patrons, pas des ouvriers) voire, ne nous le cachons pas, des soutiens financiers lors de futures campagnes électorales ou encore « économiques » quand le retour d’ascenseur permet d’aller pantoufler quand le vent démocratique fait souffler le changement.

Méchante Droite.

Avec la gentille Gauche, bien responsable, bien proche des salariés, on allait voir ce que l’on allait voir !

 

On vient tout juste de voir. Et je me pose la question : le choix de ce gouvernement est-il malhonnête ou est-ce de l’amateurisme ?

Malhonnête si Ayrault et Hollande veulent faire croire que l’accord signé avec le sidérurgiste a permis d’effacer la pseudo-menace de suppression des 20.000 emplois du groupe sidérurgique dans l’Hexagone. La menace n’a jamais été réelle mais cet accord qui la lèverait est une humiliation délibérée pour des salariés qui, après 18 mois de lutte, se trouvent roulés dans la farine par un Mittal triomphant devant lequel  le gouvernement de la France a tout simplement baissé culotte.

Et la façon dont cet accord a été présenté est, elle, scandaleuse.

 

Avoir laissé le ministre Montebourg s’engager dans le processus de prise de contrôle publique provisoire pour ensuite le désavouer. Avoir laissé deux industriels responsables préparer un plan d’avenir pour ensuite les désavouer publiquement. Ne jamais s’être emparé du dossier avant la dernière minute autrement que par l’entremise de conseillers au mieux peu au fait du dossier quand on découvre les termes de l’accord (notamment la question des investissements), au pire… Je n’ose imaginer.

Cette politique, cette attitude, sont celles d’amateurs incompétents.

 

Après l’épisode des « Michelin » en 2000, quand Jospin a reconnu qu’un industriel pouvait faire ce que bon lui semblait (« l’Etat ne peut pas tout »), on pouvait comprendre qu’il fallait arrêter les frais dès la campagne électorale de ce printemps 2012. Il suffisait de le dire. Clairement.

Mais amuser la galerie avec un soit-disant projet de loi contraignant puis convoquer le spectre de la nationalisation a dû manifestement amuser un conseiller ou deux. Sans doute pas des conseillers de terrain, de ceux, bien peu nombreux y compris en Lorraine, qui savent ce qu’est le quotidien de la réalité industrielle et ouvrière…

Que le politique de Gauche cède aujourd’hui aux sirènes débilitantes de cet accord indigne et en fasse demain porter les conséquences à des salariés épuisés par leur lutte légitime et démoralisés par l’absence de perspectives pour leur outil sidérurgique -quoiqu’en prétende de façon mensongère ce gouvernement- est non seulement scandaleux mais également inconscient politiquement.

 

Car en condamnant Florange aux rets de Mittal, en signant son arrêt de mort programmé comme Sarkozy l’avait fait pour Gandrange, c’est leur électorat qu’Hollande et Ayrault viennent de dissoudre. Et les socialistes de Moselle en sont bien conscients.

Pour les humiliés, les oubliés, les martyrisés de Florange, qui lors des prochains scrutins ne feront pas le choix de s’abstenir, le PS aura désormais la même saveur que l’UMP à Gandrange.

Une saveur tricolore.

Celle d’un Front National nourri aux creusets clos des hauts-fourneaux mosellans condamnés.

 

Publié initialement le 5 décembre 2012


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Eradiquer les nuisibles

12 Décembre 2012 , Rédigé par jcdrpro Publié dans #Billets

Lycéenne sans doute, de bonne famille certainement, elle attend. Sac de marque plein de livres et classeurs à la saignée du coude, son smartphone à la main, elle crache. A ses pieds, la taille de la flaque visqueuse précise que le bus à du retard.

Costume, cravate, attaché-case, il frappe une première fois du plat de la main sur la porte. Sans effet. Une deuxième, puis une troisième fois. Ses vociférations s’amplifient jusqu’à l’insulte quand, en hurlant, il se met à marteler la porte du bus pour qu’enfin le chauffeur l’ouvre. Entre deux arrêts. Parce que le nez sur ses SMS ou ses mails, il a manqué le précédent.
Toute menue, toute fripée, plus toute jeune, elle s’accroupit en me regardant. Et sans forcer, délivre un fier étron devant ma porte de garage. Puis s’en va toute pimpante, tirant sa maîtresse dans son sillage. Sa copie humaine pendue à son portable.

Bien sûr, il suffirait, sur un ton neutre, d’interpeller et d’expliquer. L’incivilité, le savoir-vivre, la vie en société. Là ou trente ans auparavant une bonne gifle aurait ramené à la raison. Gifle qui aujourd’hui, sans circonstances atténuantes, vous serait reprochée devant un tribunal et conduirait à votre condamnation. Et pas seulement morale.

C’est en quelque sorte le résumé de ma semaine.

Je passe sur le boutonneux vomissant ses phantasmes à un aréopage de pubères ricanants, la quinquagénaire trompée s’épanchant au téléphone avec la bonne copine sur son salaud de mari, le commercial trentenaire gérant ses rendez-vous d’affaires ou encore l’ouvrier-cycliste-fonctionnaire commentant avec forces insultes et grivoiseries l’actualité sportive, people et politique.

Point commun ? La proximité des 80 décibels pendant une bonne partie des quarante minutes que dure mon trajet en TER.

Réagir, me lever, hurler plus fort pour les ramener à la raison ? Non. Enfoncer plus profondément mes écouteurs intra-auriculaires, à m’en faire mal. Construire une bulle, m’isoler. Comme tous les autres voyageurs.

Le choix du renoncement. De l’individualisme en réponse à la violence de l’individualisme.

De sorte que si une agression, un viol se déroulait sous nos yeux… Je n’ose imaginer.

Disparu ce fameux « vivre ensemble » ?

Faut-il s’en étonner ? Quand même l’un des fondements de notre société, l’expression démocratique par vote, se trouve abandonné. Non pas seulement par manque d’intérêt mais bien plus par dégoût des pratiques et des attitudes de ces élus (grands et petits) censés montrer l’exemple et qui une fois le « pouvoir » visé atteint, perdent toute raison, toute conscience, toute empathie pour la majorité de ceux qui les ont choisi et les autres.

Un président qui injurie un citoyen, un autre qui  « garantit » des promesses intenables, des élus de la République aux propos populistes, provocateurs, ouvertement xénophobes ou homophobes. Des « princes » choisis pour travailler ensemble au bien commun par-delà les étiquettes, et qui se révèlent dans les faits n’être que des « gueux » à la vision courte, hors leurs intérêts particuliers.

Ces politiques ne sont pas les seuls : gens d’église, fonctionnaires, militaires, médecins ou ingénieurs, combien d’entre-eux découvrons-nous profiteurs du bien public, harceleurs, parfois voleurs, voire violeurs. Soucieux de leur unique intérêt, vivant en bonne conscience avec leurs vices et leurs semblables, se protégeant les uns les autres, se distribuant ces médailles, fiertés autrefois d’une Nation, devenues souvent aujourd’hui breloques pour affairistes putassiers.

Bien sûr, la très grande majorité des élus, des fonctionnaires, des chefs d’entreprises et autres acteurs impliqués de notre société ne sont pas ainsi. Eux travaillent, vraiment, dans l’intérêt de leurs concitoyens. Sans tambours ni trompettes. Tout comme ces bénévoles, été comme hiver, qui donnent et se donnent au profit des plus démunis.

Mais le bien qu’ils font n’a que peu de poids face aux excès, au mieux verbaux, de ceux que le copinage médiatique -et les tristes bouffons qui l’amplifient- fait exister pour leurs outrances.

Ceux-là même censés « montrer la voie », « donner l’exemple », « travailler pour le bien commun » sont trop souvent aujourd’hui des « nuisibles de la République ».

Des nuisibles portés en exemple, plus ou moins consciemment, par la lycéenne, le costume-cravate, la petite chienne de ma semaine passée et les « inconvenants » de mon TER.

Ils sont à leur image.

Des nuisibles que même le vote ne permettra bientôt plus d’éradiquer.

Par manque d’électeurs.

Alors il faut vite, très vite, réagir. Revenir au bon sens, au dialogue, aux valeurs simples et humanistes, gommer du paysage (pas uniquement médiatique) ces tristes bouffons par l’éducation, le dialogue, l’apprentissage du respect des autres, la citoyenneté et l’expression électorale.

Car renoncer à sa parole électorale, se priver de sa parole tout court, ne plus réagir, s’enfermer, s’isoler, c’est abandonner cet indispensable « vivre ensemble ». Au risque que lorsqu’il aura complètement disparu (ou donnera ce sentiment), lorsque notre quotidien sera devenu totalement insupportable, la seule expression qui restera soit la radicalisation. Ainsi sont nées des révolutions.

 Publié le 12/12/12

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Nicolas Sarkozy sait-il encore communiquer ? (mise à jour)

14 Mars 2012 , Rédigé par jcdrpro Publié dans #Billets

La question mérite d’être posée. L’homme qui tout au long des années 2000 a fait de la communication politique un atout maître -gommant au passage tout ce qui pourrait apparaître comme une vision au long terme, des idées fondatrices d’un contrat, d’un projet entre lui et le citoyen- semble aujourd’hui avoir perdu ses propres repères.

Le toujours plus, toujours plus gros, toujours plus égotique, pourvu qu’en face, journalistes, militants, opposants, citoyens avalent la couleuvre, semble aujourd’hui inefficace face à la terrible, l’implacable vérité du terrain. Lui à qui il a tant été donné par une majorité d’électeurs en 2007 se retrouvent face à des gens, de droite ou pas, et pas seulement de petites gens, dont le niveau de vie devait progresser à en croire le candidat élu il y a 5 ans, et qui n’hésitent pas à dire qu’il les a trompé quand ils font chaque fin de mois, parfois chaque fin de semaine, le solde de leur budget familial.

Nicolas Sarkozy, lui qui en était le maître dans les années 2000, a-t-il perdu la bataille de la communication politique ?

Le 1er tour et/ou les historiens le diront. Je ne suis pas Mme Irma.


Mais je constate que sur le dossier ArcelorMittal Florange, le candidat -qui ne peut pas tout connaître mais ferait bien de s’entourer de spécialistes, voire de lorrains- aurait intérêt de se mettre rapidement à la page et de cesser de se faire enfler par la famille Mittal dont les revenus ne cessent de progresser quand ceux des sidérurgistes de la Fensch, comme avant eux ceux de Gandrange, ne font que fondre comme neige au soleil.

Ce n’est pas digne d’un candidat sérieux d’annoncer comme des victoires arrachées de haute lutte face à un « méchant capitaliste » des investissements qui n’en sont pas vraiment et dont les montants (17millions d’€) sont connus depuis longtemps.

Cette attitude est indigne d’un Président de la République.


Nicolas Sarkozy qui a bien compris qu’il était en train de perdre la main sur le dossier de Florange, après avoir réalisé une interview matinale sur une grande radio périphérique au cours de laquelle il n’a pas dit un mot sur le dossier mosellan, convoque via le Préfet de Région, quelques heures plus tard, pardon invite, les syndicalistes lundi prochain à 11h à l’Elysée.

Plutôt que de venir les rencontrer sur le terrain, là où précisément il est attendu depuis qu’il a annoncé qu’il se rendrait en Lorraine.


Les syndicalistes ne sont pas dupes. Ils ont fait savoir qu’ils prendront une décision commune pour savoir s’ils vont répondre ou pas à cette convocation. Et préviennent : « on espère qu’il a des choses concrètes à annoncer car on sait qu’il est en campagne. Si ce n’est pas le cas, ça (cette invitation) ne pourra qu’aggraver la situation ».

 

Nicolas Sarkozy est prévenu. La balle est dans son camp. Et ses options de jeu sont limitées.

La nationalisation ? « Foutage de gueule » ont répondu les syndicats à Borloo.

Mais alors que peut-faire le gouvernement d’un Etat qui s’est retiré depuis longtemps déjà du capital d’une entreprise pour la convaincre de prendre des décisions économiques qui ne vont pas le mettre (et la mettre) en difficulté ? Et ne pas mettre en difficulté le Président-sortant-candidat-pour-le-prochain-mandat ?

Je suis curieux d’entendre lundi ce que Nicolas Sarkozy en personne dira aux représentants des salariés qu’il tient tant à rencontrer chez lui, sur son terrain, sous les ors de la République…


Sa ré-élection se jouera-t-elle là ? Sans doute pas. Mais les électeurs de la Fensch dans l’isoloir lors du 1er tour aura très certainement à l’esprit ce qui sortira de cette… invitation parisienne.

 

Mise à jour du 15/03/2012 :

Alors que 200 sidérurgistes d'ArcelorMittal descendaient du bus, comme annoncé depuis 2 jours, pour aller pique-niquer pacifiquement devant le QG du candidat Nicolas Sarkozy, ils se sont fait refouler et gazer à coups de lacrymogènes par un dispositif policier de belle taille. Diffusées en direct puis en boucle sur les chaînes infos, internet et les réseaux sociaux, le candidat parti en campagne une heure avant l'arrivée des 4 bus mosellans s'est agacé qu'on l'interroge sur cet accueil pour le moins musclé. Encore un joli coup de com politique... râté pour le président du peuple.

 

Le plus simple n'était-il pas de rester, manger un sandwich, tailler la bavette et repousser toute discussion sérieuse au rendez-vous élyséens du lundi suivant que les syndicalistes s'étaient dit prêts dans la matinée à accepter ?

Non manifestement, rencontrer des gens de terrains sans avoir la garantie que ce sont à 100% des militants sarkozystes purs et durs ne semble plus à la portée du président sortant si on s'entient à cette journée du 15 mars 2012...

 

 

 

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Le Sillon Lorrain marque l'échec politique de la Région

24 Janvier 2012 , Rédigé par jcdrpro Publié dans #Billets

Le Sillon Lorrain est donc enfin né, après plus de 10 ans de mépris et de faux-semblants de ses acteurs principaux qui pour la plupart n'y croyaient pas avant 2008.

Qui en effet pouvait imaginer au milieu des années 2000 que le Sillon Lorrain, association des villes de Thionville, Metz, Nancy et Epinal, pouvait non seulement se faire mais fonctionner ? 

Et pour quelle utilité puisque sur le principe c'est à la Région Lorraine de fédérer les actions économiques, sociales et politiques de son territoire pour le valoriser ?

Et pourtant il est né. De la volonté commune d'André Rossinot maire UMP de Nancy et du 1er magistrat socialiste de Metz Dominique Gros.

Un sillon né sur des cendres. Celles de la pseudo-grandeur de Nancy qui à l'exception de sa place Stanislas et de son héritage Art Nouveau du dernier millénaire n'a pas vraiment les moyens de lutter avec les plus grands, même avec 40.000 étudiants. Celles d'un passé historique militaire pour Metz, saignée de ses troufions par un jeune loup politique et pseudo-aviateur qui a surtout passé la cireuse (çà il sait faire...) dans les couloirs pendant son service parisien avant de devenir bien plus tard président de la République. Et ne parlons pas de Thionville, ville dortoir pour les luxembourgeois en mal d'emprise foncière, ni d'Epinal, en mal de tout, ville vosgienne de la plaine dont même l'imagerie  symbolise le passé dans les esprits et qui, après le départ de Philippe Séguin, a bien dû convenir que c'est surtout lui qui lui donnait une reconnaissance sur le territoire français.

Bref l'association assez peu sexy et quasi contre-nature de 4 cités qui ont bien peu en commun et pour les plus grandes, beaucoup de différents. Oui la Guerre Nancy-Metz existe, celle des fuyards de 1870 réfugiés au sud face à ceux qui sont resté pour résister de l'Intérieur (ou collaborer), celle de l'autoroute A4 finalement passée au nord, celle toujours hyper-active des directions régionales, revendiquées par le Sud, quand le Nord devient par l'installation de la Préfecture de Région et du Conseil Régional, la capitale du territoire lorrain.

Cette guerre entre Nancy et Metz serait terminée.

Je suis mort de rire en entendant cette phrase. Tous ceux qui savent comment se sont déroulées les tractations à marche forcée pour l'établissement de l'Université Lorraine, comme ceux qui gravitent dans les hautes sphères économiques de la CRCI savent qu'il n'en est rien. Metz et Nancy se détestent et ce n'est pas près de se régler. Ce n'est même plus une question de générations.

"Mais nous avons fait du chemin", répondent les intéressés : "regardez, l'Université est lancée et nous a déjà permis de rentrer dans le classement de Shangaï. La carte hospitalière se dessine avec nous. Et même le Pôle lyrique verra le jour.

Dont acte. Et ce serait donc là l'avenir de notre région.

Une région nouvelle, excluant la Moselle-Est et la Meuse. Comme cela avait déjà été dénoncé par certains en septembre 2009 à l'Arsenal de Metz où se tenait la conférence métropolitaine.

Et sur ce point rien n'a changé. Ce qui ne ravit évidemment pas les populations concernées. Et encore moins le socialiste Jean-Pierre Masseret, président depuis 2004 du Conseil Régional. Qui a bien été obligé de donner son feu vert en décembre 2011 à ce nouvel étage d'un mille-feuille administratif lorrain qui finit par ne plus ressembler à rien.

Mais le Sillon Lorrain, quelque que soit son avenir (comme la gare de Vandières, validée sans aucune justification [une première...] par le Conseil d'Etat et dont il faudra bien qu'on nous dise un jour quand elle sera, ou pas, construite...) est avant tout l'échec de la politique Régionale. Celle de Masseret comme celle de Longuet avant lui.

Si l'idée de Sillon est née à la fin des années 1990, c'est bien face à l'incapacité de la région Lorraine, des 4 exécutifs départementaux et des 2 agglos de Metz et Nancy, à l'époque presque tous de Droite (Dinet est arrivé en 1998), de porter des projets ensemble sans continuellement se bouffer le nez pour des questions d'égo et de gros sous. La Lorraine depuis 1978 n'a cessé de plonger. Les propositions du Préfet Blanc (suite aux restructurations militaires touchant la Moselle principalement) et la réforme Balladur sont arrivées à point nommé pour cosmétiser une orientation anti-conseil-régional qui ne dit pas son nom, au motif de faire enfin reconnaître la Lorraine, de lui trouver une réelle identité et des atouts, pour exister sur le territoire non seulement national entre Paris et Strasbourg mais également de la Grande Région. Une Grande Région dont ce sont quand même joyeusement foutus les 2 derniers président du Conseil Régional de Lorraine. En tout cas jusqu'à 2009.

Car cette affaire de Sillon Lorrain, Masseret et son équipe l'ont bien compris, pourrait bien sonner le glas de la très faible influence politique du Conseil Régional : à lui les petits chantiers de la riante campagne lorraine (l'Espace Central et son aéroport-quasi-aérodrome qui n'en finit pas de ne pas décoller, Chambley, ses montgolfières, son skylander [en lequel je crois, et c'est bien le seul projet économique lorrain en lequel je crois aujourd'hui...], Madine et ses voiliers, etc.), Au Sillon les vrais projets, permettant l'identification d'un territoire novateur.

Masseret l'a bien compris et désormais il lui faut compter avec un adversaire de taille : l'autre Lorraine, celle qui réussit.

 

PS : je m'interroge. En boostant leur appui au Sillon Lorrain, faut-il comprendre que les socialistes Dominique Gros (Metz) et Bertrand Mertz (Thionville) ont définitivement choisi de s'affranchir de la tutelle du duo Masseret-Todeschini qui tenait jusqu'à présent l'importante fédération du PS de Moselle et sans l'aval desquels rien ne pouvait se décider ? Faut-il y voir la perte d'influence des 2 vieux ténors sur les plus jeunes générations ? Ou est-ce une lassitude d'une gestion d'autrefois ? Est-ce le signe du poids toujours plus important de Michel Dinet dans l'espace régional ? Seuls les intéressés ont les réponses à ces questions dont je sais déjà qu'au moins l'un d'entre-eux m'affirmera qu'elles relèvent du grand n'importe quoi. 

N'empêche. Masseret n'est plus sénateur. Todeschini passe la main. Le Sillon se fait officiellement et prend de l'ampleur. Et les lorrains vont devoir probablement choisir laquelle des 2 régions Lorraine il soutienne : celle d'hier ou celle de demain.

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Réactivation

14 Janvier 2012 , Rédigé par @jcdrpro Publié dans #Billets

Quoi de plus triste qu'un blog mort, même accessible ?

Bien sûr, depuis 2 ans, mes écrits sur le blog numelog couvrent mon activité de journaliste défricheur du web pour France Télévisions au sein de France 3 Lorraine.

Mais parfois, certains thèmes d'actualité m'interpellent et il me démangent de ne les évoquer.

Je choisis donc de réactiver ce blog, sans pressions, sans intentions précises et seul le quotidien me guide(ra) dans son usage...

Bonne lecture.

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Nouveau départ

10 Août 2010 , Rédigé par jcdrf3 Publié dans #Billets

 

Ce blog s'arrête ici.

Juin 2000 - Juin 2010.

10 années passées à Metz à suivre et couvrir les grands dossiers lorrains (ennoyage et après-mine, agriculture, armée, Aéroport régional, TGV-Est, A31 et A32...) et plus particulièrement bien sur, l'actualité politique. J'ai le sentiment aujourd'hui d'avoir fait le tour de la question à cette échelle. La chance qui m'a été donnée de me rapprocher de l'université pour y enseigner le journalisme audiovisuel puis le journalisme internet, avenir de ma profession, m'incite désormais à prendre un nouveau départ dès la rentrée de septembre. Si l'envie vous prend de me suivre dans ces nouvelles aventures, vous pourrez le faire sur ce nouveau blog numelog.info.

Que les nostalgiques de jcdr.info (www.jcdr.over-blog.com) se rassurent, je le laisse ouvert à la consultation.

Mais en tout état de cause je vous remercie toutes et tous pour votre fidélité ces années passées et vous retrouverai avec plaisir sur numelog !

 

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Calendrier complet des chats vidéo live "Face au net".

23 Février 2010 , Rédigé par jcdr Publié dans #Billets

Ce calendrier ne devrait plus changer !

Jeudi 25 février :
10h30 : Jean-Pierre Masseret (PS - La gauche avec Jean-Pierre Masseret)
15h30 : Claude Bellei (MoDem - La Lorraine de toutes nos forces)
19h30 : Jean-Luc André (DLR - Debout la Lorraine)

Jeudi 4 mars :
15h30 : Jean-Claude Kaas (Alliance écologiste Indépendante)
16h30 : Patrice Lefeuvre (La Lorraine des générations solidaires)
19h30 : Annick Martin (MNR - Non aux minarets)

Jeudi 11 mars :
10h30 : Daniel Béguin (Les Verts - Europe Écologie Lorraine)
15h30 : Jean-Noël Bouet (NPA)
16h30 : Victor Villa (DVD - La Voix Lorraine)
19h30 : Mario Rinaldi (LO)

A voir ici en direct :

Et comme d'hab vos questions et réactions en direct sur ce mail : candidats-lorraine@france3.fr

Les chats vidéo de France 3 Lorraine déjà réalisés :

Jeudi 11 février :
19h30 : Laurent Hénart (UMP - Priorité emploi-Rassemblons les lorrains)

Jeudi 18 février :
10h30 : Philippe Leclercq (Front Lorrain de Gauche)
19h30 : Thierry Gourlot (Front National)

sont à revoir là.

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Jean-Luc Bohl sur la liste UMP

26 Janvier 2010 , Rédigé par jcdr Publié dans #Billets

C'est acté, sauf changement de dernière minute.

Le maire Nouveau Centre de Montigny-lès-Metz et président de l'agglo de Metz-Métropole est en position éligible sur la liste UMP emmenée par Laurent Hénart. Dans la section Moselle conduite par la député UMP Anne Grommerch. A ses côtés la présidente régionale du Nouveau Centre Nathalie Colin-Oesterlé.
Même en cas de défaite, tous les deux siègeront au Conseil Régional de Lorraine.

Ce qui me fait dire que les mosellans s'en sortent mieux que leurs voisins meurthe-et-mosellans...

Jean-Luc Bohl va donc quitter le Conseil Général de la Moselle et provoquer une cantonale anticipée.

En revanche, le Parti radical de Gauche (PRG) également annoncé sur la liste UMP continue de discuter le bout de gras.
Mais ne partira de toute façon pas avec Masseret "dont on ne comprend pas pourquoi il s'est associé avec les communistes qui ne lui apportent aucune voix".

La liste UMP sera présentée vendredi 29 janvier à 19h, à la salle Europa de... Montigny-lès-Metz.

Pour mémoire, le papier de Xavier Brouet.
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Qui a eu la peau de V@M ? (le billet)

22 Janvier 2010 , Rédigé par jcdr Publié dans #Billets


fouine_bigger.jpgCe blog (dont j'ai emprunté la photo de la fouine avec son autorisation) qui défrayait la chronique politique messine depuis l'élection de Dominique Gros et de son équipe est aujourd'hui inaccessible. Son hébergeur a suspendu le compte.

A l'origine de cette situation un courrier à en-tête de la mairie de Metz et signé par l'un des adjoints du maire mettant en demeure à grands renforts d'arguments juridiques l'hébergeur de www.vivametz.net "de supprimer de vos serveurs l'ensemble des fichiers, articles et commentaires du blog".

le blog V@M a souvent été le lieu où les actions de la mairie "version Gauche" était régulièrement plus combattues que soutenues (c'est un euphémisme) de sorte qu'il apparaissait pour celles et ceux qui le suivaient comme un blog à charge de l'action de Dominique Gros et de ses adjoints. Mais également d'autres à Droite. A commencer par François Grosdidier. Certains le présentait même comme un blog de la "mouvance Masson-Zimmermann".

Je confesse que je n'ai jamais cherché à savoir qui en rédigeait les billets.

Mais ceux-ci m'intéressaient, tout autant que les commentaires qu'ils provoquaient.

Autrefois les bouffons du Roi pouvaient (presque) tout se permettre pour tout lui dire.

Dans tous les régimes, dictatures comprises, il est important de laisser un moyen d'expression aux plus virulents, dans la limite de ce que permet la loi et la décence.

V@M a dépassé les limites selon le signataire du courrier
qui a provoqué la disparition du blog. Il le précise dans un échange de mail avec un proche de ce blog. Echange postérieur à l'envoi du courrier. Mais plusieurs échanges se sont déroulés auparavant entre les protagonistes.

Pour autant fallait-il en arriver là ?
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