Fallait bien en trouver un, et c'est par Laurent Bazin que j'ai mis la main dessus : le p'tit Luc, journaliste auto-proclamé, bloggeur (finalement c'est 2 "g") et observateur décalé de la vie politique.
Son compte-rendu du meeting (du sacre ? de la messe ? de l'investiture ? du barnum ? de la légitimation du candidat de 60 millions de français par [peut-être] 80.000 25.000* d'entre eux ? je vous laisse le choix du juste descriptif, selon votre bord, votre humeur ou vos atomes crochus) de dimanche au Parc des expos de Versailles vaut son pesant de pistaches (et oui, je préfère les pistaches et en plus je suis au régime ;-))
Comme celle de mon illustre confrère cité plus haut, j'ai moi aussi bien aimé l'analogie des affiches, tout autant -pour avoir vu le film- que celle des personnages...
Toutes proportions gardées bien sur.
Et à cet instant, je me dis qu'il faut quand même que je vous raconte un épisode perso avec Sarko.
En 1999, à l'occasion des Européennes, Nicolas Sarkozy, tête de liste du RPR et à la pointe de la campagne vient faire un meeting à Troyes où depuis un an je couvre l'actualité du département avec mon collègue Patrick. François Baroin (maire de Troyes et Ministre chargé des relations avec le Parlement. Oui, oui, vous savez : celui qui...... a la même tête qu'Harry Potter d'après les enfants), François Baroin, donc, nous propose de déjeuner avec Nicolas. Déjeunons. On papote, de tout et de rien, et surtout des élections, de ses ambitions. Fin du repas, on allume la caméra pour une courte interview. Question : à l'issue du scrutin, vous qui vous êtes découvert une passion pour l'Europe, combien de temps mettrez vous pour abandonner ce mandat pour lequel vous viendrez d'être élu ?
Bon d'accord, la question était volontairement (trop sans doute, mais c'est tout moi, et puis j'étais jeune…) provocatrice.
N'empêche, tout bon responsable politique peut la retourner en une pirouette.
Nicolas Sarkozy, lui, s'est énervé (je résume) : question scandaleuse, inadmissible d'imaginer des choses pareilles, je vous prie de croire que si je suis élu je siègerais, et je siègerais le temps de mon mandat!
Chacun se souvient que le résultat du RPR sur cette élection a été de 12,8% et qualifié, à l'époque, de calamiteux.
Je n'ai plus en tête la durée effective pendant laquelle Nicolas a honoré son mandat européen**.
Mais il me semble que cela se chiffre en jours plus qu'en mois...
A vous de vérifier.
Not'bon Nicolas expliquait dimanche qu'il avait changé (comme le personnage joué par Dupontel dans le film de Delplanque...), est-ce réellement le cas ?
Mon éducation judéo-chrétienne devrait logiquement me pousser à lui laisser une chance de me convaincre...
NB : Jean-Marie Rausch déjeunait avec la presse ce midi. Selon un invité, il s’est dit « impressionné » par le discours de Sarko, précisant qu’il l’avait suivi de bout en bout…
Mise à jour du 17/01/2007 : on en parle là aussi. * d'après le canard enchaîne de ce mercredi 17/01, documents à l'appui !
** j'ai ma réponse extraite du Quid : "député français au Parlement européen (élu 13-6-1999, liste Union pour l’Europe, cède son siège en application de la loi sur le cumul des mandats)"
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