Partager l'article ! Dans un an...: Cela fait trois ou quatre fois que je voudrais vous parler de la gare d'interconnexion TGV-TER de Vandières dont je pense qu' ...
Cela fait trois ou quatre fois que je voudrais vous parler de la gare d'interconnexion TGV-TER de Vandières
dont je pense qu'elle ne verra jamais le jour quoiqu'en dise Roger Cayzelle.
Mais les épisodes politiciens de ses derniers jours ont ré-orienté ce billet sur les prochaines échéances qui intéressent directement les lorrains. Non, pas l'élection des députés européens dont
malheureusement les français globalement se moquent, comme (et c'est bien pire puisqu'ils sont censés montrer l'exemple) ces responsables politiques majoritairement décérébrés dès qu'il s'agit de sortir des frontières nationales. Non, je parle bien des prochaines élections
régionales de mars 2010, une élection à 2 tours avec scrutin de liste (sauf changement) qui provoque depuis quelques mois de vastes opérations de rapprochements parfois
inattendus.
Aux dernières nouvelles, il y aurait au moins 5 listes.
La "Droite Unie" emmenée par le nancéien Laurent Hénart, après le coucouche-panier imposé au vosgien sortant
Gérard Cherpion, quelque peu poussé dans le mur par la sortante Nadine Morano. "Nana la
Murène" prenant une direction méridionale selon les mauvaises langues très au fait de la peoplelisation
de la vie politique, le jeune Hénart se retrouve avec un boulet en moins à gérer, mais il aura de toute façon largement de quoi se prendre la tête avec la constitution de la
liste.
Rien que pour la partie UMP mosellane, il y a de quoi faire, souvenons-nous du bordel généralisé de 2004...
Ajoutez à cela les envies de quelques jeunes loups et louves du Nouveau Centre grands racleurs de
parquet et l'arrivée surréaliste du PRG (mais l'est-elle tellement quand on connait les liens haineux qui
existent entre certains au PS et à l'ex-MRG, Leucart et Masseret pour ne citer qu'eux...) rejoignant 37 ans après sa scission historique ses cousins valoisiens et André Rossinot.
La "Gauche Unie" de Jean-Pierre Masseret : une version 2010 du mariage de la carpe, du lapin et de l'ornithorynque (copyright Thierry Jean, mars 2008) associant en principe socialistes,
écologistes et communistes (dont je me demande franchement ce qu'ils peuvent faire ensemble).
En principe car vu l'ambiance qui règne entre certains d'entre eux à la Région, l'affaire là non plus n'est pas gagnée !
En même temps, la soupe étant aussi appréciée à gauche qu'à droite en ne faisant pas forcément grand chose,
y a pas de raison de ne pas y retourner !
Le MoDem. Que va donc faire Nathalie Griesbeck ? En être ou pas ? Et sa position sera t'elle suivie par les cadres de ce mouvement issus des 3 autres départements ?
Le Front National, toujours en recul, mais toujours présent.
L'extrême Gauche (qui va probablement gêner le PS).
C'est sans doute dans le score des "petites listes" (dans les 10-15% au 1er tour pour le FN et le MoDem) que le
diable pourrait bien se nicher comme me le confiait il y a quelques soirs, autour d'un bon cigare, un vieux routier de la politique régionale.
Ces réserves de voix, en particulier celle du MoDem (Masseret ne pourrait pas plus s'associer avec le NPA qu'Hénart avec le FN) pourrait faire la différence lors du scrutin final.
D'autant que les spécificités lorraine de cette campagne -déjà engagée mais qui ne dit pas son nom- semblent se neutraliser : le vieux Masseret face au jeune Hénart, le bilan
face au projet (mais les 2 existent-ils vraiment?), le fantasme de Vandières face au succès inespéré de Louvigny, etc.
Plus que jamais, les jeux paraissent ouverts, et à la différence de 2004, être dans le camp de la politique gouvernementale ne sera peut-être pas un handicap, Sarkozy n'ayant personne face à lui
comme opposant tenant la route.
Personne à part peut-être un François Bayrou.
Mais là j'en connais qui vont me dire que je ne suis pas objectif.
Si cela ce n'est un procès d'intention !