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Adhérent messin du MoDem, journaliste et "rabutineur", je vous livre ici confidences, analyses et humeurs concernant la vie publique. Ces commentaires n'engagent que moi, les vôtres sont les bienvenus !
Un extrait vidéo de la voix est libre du samedi 27 septembre, l'émission politique de
France 3 Lorraine qui avait pour invité Philippe Leroy, le président du conseil général de la Moselle. Un
extrait sorti par Rue89 dans lequel on voit Philippe Leroy
évoquer la difficulté pour les élus et en particulier les maires de gérer certaines situations où ils se trouvent pris entre le marteau et l'enclume, en l'espèce entre les obligations
légales et les avis (souvent opposés sur ces obligations) des habitants.
Et Philippe Leroy de citer deux exemples, ceux des populations itinérantes (autrement appelées "gens du voyage") et ceux des centres de traitement de déchets.
Sur l'instant et sur le plateau aucun des 4 journalistes présents n'a réagi à la formulation des propos tenus par le sénateur-président du conseil général de la Moselle.
Et selon moi, il n'y a pas matière à réagir.
Certes, a posteriori la proximité des deux phrases peut paraître troublante pour qui insiste sur ces phrases, sorties notamment du contexte
dans lequel la question auxquelles elles répondent a été posée (et que l'on ne voit pas à l'image).
Mais en réalité, il n'y aucune subordination entre ces deux phrases et prétendre le contraire relève au mieux d'une maladresse basée sur l'émotion et le simple visionnage de la vidéo dans un
contexte de bouc émissariat, au pire d'une volonté de nuire peu reluisante.
Je mets notamment en cause -parmi d'autres, en particulier sortir du nucléaire- Aurélie
Filippetti dont le billet [initialement intitulé Ignoble (l'adresse html en fait foi) le
titre en est devenu après une discrète marche arrière inacceptable] est un monument du genre, entre mensonge, amalgame et mauvaise foi basique.
Un de mes lecteurs m'indique - et ce n'est pas la première fois- que ce n'est pas la peine de tenter la contradiction, tout commentaire non pro-Filippetti étant systématiquement rejeté.
Je serais de mauvaise foi, je trouverais suspecte la vision de la démocratie participative de l'amie de Marie-Ségolène Royal....
Mais bien sur, je m'égare.
Et après tout, chacun est libre de laisser ses laudateurs se défouler sur son blog perso, je suis bien placé pour le savoir...
Mais soyons sérieux car tout épiphénoménal qu'elle puisse paraître, cette fausse et absurde dénonciation relayée sans discernement par Internet (ici et là par exemple) de Leroy est grave. Et symptomatique d'une triste évolution de la chose publique. D'autant que peu font l'effort de rétablir les faits.
Qu'on me comprenne, et quoiqu'en pense certains, rien ne me lie à Philippe Leroy. Et si je le suis sur certaines actions et réflexions, je ne suis certainement pas d'accord avec toutes ses
décisions, passées ou actuelles.
Mais l'attaquer sur cet extrait sorti de son contexte et de cette façon, en allant jusqu'à convoquer le 3ème Reich, c'est de la politique de caniveau.
Etre élu oblige à être digne, y compris dans le choix de ses attaques.
Ce n'est certes, et depuis trop longtemps, pas l'apanage de certains élus mosellans.
Se baigner dans la même fange va sans nul doute, réconcilier le citoyen avec la chose politique...
En toute chose, savoir raison garder ! Y compris ( et sans doute plus encore) quand on est pétri(e) d'ambitions.
De l'ambition unique -bien sur- de servir ses concitoyens.
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