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Sans doute pourrait-on revenir longuement sur le fait que contrairement à ce qu'annonce Joyandet, la BA 128 de Metz n'a jamais été condamné au profit de Luxeuil. Je l'ai écrit sur un commentaire d'un billet précédent, Luxeuil était en concurrence avec Dijon. Metz était condamnée de longue date.
Cela m'interpelle d'ailleurs sur le niveau d'information dont disposent nos élus locaux auprès des cercles (les plus fermés ?) du pouvoir parisien.
D'autres, et chez les militaires, et chez les politiques, savaient depuis quelques mois que le fil soutenant l'épée de Damoclès pendue au-dessus de la BA128 depuis 20 ans était appelé à se rompre cette année.
Le courageux Jacques Chirac qui n’a jamais osé prendre la décision pourtant indispensable dès 1997 de fermer deux bases aériennes par an, en douceur, avec de vraies compensations est le principal responsable de la situation actuelle.
Mais que dire des relations entre élus et militaire.
Tous ces élus qui pleurent aujourd’hui le départ des militaires messins, ceux de l’actuelle opposition en particulier, tendance Rausch, seraient bien inspiré de ne pas en rajouter.
Le mépris affiché –et qui se traduit encore aujourd’hui par Patrick Thil quand il parle d’une « bonne chose » pour Metz lors du conseil municipal extraordinaire du 4 septembre- à l’endroit du kaki était jusqu’alors une constante quelle que soit la couleur politique.
Et quand je parle de mépris, je pense à ce sentiment corollaire au principe –évoqué avec une touchante tendresse nostalgique par le socialiste Daniel Planchette, l’un des rares élus présent avec Marie-Jo Zimmermann, Nathalie Griesbeck, Dominique Gros et Denis Jacquat sur le front des troupes depuis des années, bon mais lui est ancien militaire – selon lequel « Metz sans armée relève de l’inimaginable en raison d’un droit inaliénable d’une obligation morale qu’aurait la France à l’endroit de la capitale lorraine pour des raisons historiques ».
« The times, they’re a changin » chantait le poète-troubadour.
« Les temps changent » Daniel. C’est ainsi.
Et l’impréparation de l’Après alors que la rumeur court depuis des années est une faute politique et sociétale.
Dès lors à quoi sert-il d'en rajouter à ce point après que Nicolas Sarkozy a annoncé lors de la pitoyable rencontre à l'Elysée qu'il ne ferait pas marche arrière sur les restructurations militaires ?
Allons-nous de nouveau pendant 30 ans enterrer la sidérurgie ?
Va-t-il falloir voir de nos yeux le départ des militaires pour comprendre que l'Après devrait déjà se préparer depuis longtemps, et à tout le moins aujourd'hui !
Un mot sur la farce de ces derniers jours.
Celle consistant à s’interroger sur l’idée d’une plainte contre le sous-ministre-député-maire UMP de Vesoul Joyandet (le spécialiste automnal des aller-retour pré-électoraux Paris-Metz) ayant affirmé qu’il a sauvé la base de Luxeuil située dans sa circonscription au détriment de celle de Metz.
Le pauvret.
Cela en dit long à la fois sur le sens politique de Joyandet et sa connaissance du dossier…
Pour mémoire Luxeuil accueille les avions chargés de délivrer l’arme nucléaire. Vous imaginez des avions de chasse à Metz qui n’en a plus connu depuis près de 40 ans et qui en plus stationneraient à proximité de la ville avec des ogives nucléaires !!!
Cattenom à 40 km est déjà honni par tous !
Un peu de cohérence.
Dépensons l’énergie dans le bon sens !
Et puis franchement, à peine 1000 personnes dans une manif grandguignolesque autour du thème de l’Union Sacré porté par 250 élus (on se serait cru à Mars-la-Tour en 1871 après l’annexion !), cela veut dire à peine 700 « locaux » qui se sentent concernés.
Sur une agglo de 300.000 personnes.
La population ne s’intéresse absolument pas à la question
Elle a bien à faire avec son quotidien. Et apprécierait surtout que celui-ci soit amélioré par une gestion intelligente et offensive des fameuses… compensations !
La page est tournée.
La « saignée » opérée par le boucher Sarkozy, sur proposition de haut-fonctionnaires et haut gradés militaires, a pour conséquence la disparition sèche de 6000 postes.
Auxquels s’ajoutent les familles avec des incidences lourdes sur l’emploi local (en parti libéré par les épouses), la démographie scolaire et l’environnement micro-économique (l’épicerie du coin).
En face : des fonctionnaires (un millier…) qui ne veulent pas venir à Metz.
Bonjour la réussite de 10 années à mettre l’accent sur le bon vivre dans la verte capitale Lorraine…
Les comités du tourisme (départemental et régional) ainsi que l’Office du tourisme de la ville devraient sur ce point sacrément se remettre en cause…
Et non seulement ils ne veulent pas venir, mais contraints et forcés de faire le déménagement ils annoncent qu’ils séjourneront la semaine en célibataires géographiques pendant que madame (ou monsieur) et les enfants profiteront les unes de leur emploi parisien, les autres de la scolarité en Ile de France.
La question des conjoint(e)s me parait prioritaire. Ce sont eux (elles) qui peuvent faire basculer la décision en faveur de Metz.
Si l’attractivité de notre territoire ne leur apparaît clairement, elles ne feront pas le déplacement.
Question : les élus messins, depuis l’annonce du transfert des statisticiens vers Metz, ont-ils cherché à les rencontrer pour, tel Ausone, leur chanter les louanges de la Moselle ?
Non ?
Ils attendent le Déluge ?
très bon papier tout est dit!
Et un peu visionnaires, également.
Je pense même que cela sera salutaire pour la région et Metz en particulier. Pour être clair : il s'agit du bon coup de pied où je pense pour qu'enfin nous pensions à une région et une ville différente ! Le passé a démontré qu'il n'était pas bon de se retrancher derrière des "acquis" historiques et économiques... Demain ce sera sans doute le tour de l'industrie automobile, alors retenons la leçon !
Les uns pleurent pour un recours de l'Etat central, rejettant les fautes et les responsabilités de leurs futurs échecs sur celui-ci.
Les autres se réjouissent, ou du moins relativisent. Certes, la population sera moindre et la ville ne sera plus protégée directement des allemands, mais les opportunités sont nombreuses pour accueillir des investisseurs locaux, nationaux et étrangers, comme à Chambley par exemple.
Les messins et les lorrains y arriveront tous seuls.
Tant mieux si c'est le cas.
Mais de multiples projets suivent leur bonhomme de chemin, sont également créateurs et porteurs d'emplois, sans que leurs initiateurs n'en fassent des tonnes.
Un seul exemple : Center Parcs qui comme Smart est un projet "conseil général de la Moselle" initialement porté par Philippe Leroy seul.
Puis récupéré -mais pourquoi pas si les financements suivent- par les élus régionaux.
Au fond, quelle que soit la méthode, prétentieuse ou discrète, l'essentiel est que la Moselle et la Lorraine en sortent gagnantes !
Non, là où vous pouvez peut-être intervenir pour améliorer l'image de notre ville, c'est auprès de votre média et sa façon scandaleuse de diffuser l'actu en Lorraine. Je m'explique : depuis l'arrivée du "décrochage" de France 3 Metz, on a un grand nombre d'informations "visibles" sur cette édition et qui jamais ne sont diffusées dans l'édition régionale. Cela a pour conséquence de penser que tout se passe à Nancy en Lorraine. Pas très fort pour un service public. Mais sans doute que votre poids n'est pas important pour imposer plus de sujets messins dans l'actu à destination de tous les lorrains.
( Je pense notamment à la nuit blanche et plus généralement au Centre Pompidou Metz : de quelle couverture média a-t-il bénéficié depuis son lancement ? Combien de lorrains suivant les éditions régionales sont au courant de sa construction ? Ah, mais s'il avait été localisé à Nancy? Alors que, quand le Tram nancéen connaît un incident, la Lorraine toute entière doit le savoir. C'est vrai, c'est une question vitale.)
Les propositions viendront en leur temps. Et pas forcément de moi.
Je ne suis qu'un adhérent de base. Mais je n'hésite pas, comme nombre d'autres à échanger en interne sur ses sujets avec les élus.
Pour toute remarque concernant la ligne éditoriale de France 3 en Lorraine, vous pouvez vous adresser à:
M. le rédacteur en chef et/ ou M. le médiateur avec les téléspectateurs
France 3 Lorraine
14 route de Mirecourt
54042 Nancy cedex
03.83.50.40.30
Et pour Metz :
M. le rédacteur en chef
France 3 Metz
2, rue Lafayette
57000 Metz
03.87.20.05.20
@Henri P : de mon coté, càd du coté nancéien, je pourrais tenir le même discours, du style, "pour ces couillons de France 3, y'a que la moselle et les casques à pointe qui compte". Bien entendu, je ne le tiens pas ce discours, car au final, les informations rapportées sur le média télévisuel local sont assez équilibrées, s'agissant de la représentation des territoire. Mais pour en arriver à cette conclusion, il faut voire plus loin que le bout de la casquette et de la gitane maïs....
qui des vosgiens ?
Peut-être que ce coup fatal l'obligera enfin à se décarcasser pour trouver de nouvelles solutions. Il est trop tard pour sauver la sidérurgie ou les casernes militaires mais c'est aussi le début d'un regard neuf vers l'avenir.
"
Question : les élus messins, depuis l’annonce du transfert des statisticiens vers Metz, ont-ils cherché à les rencontrer pour, tel Ausone, leur chanter les louanges de la Moselle ?
Non ? Ils attendent le Déluge ?"
Je dois dire que lors d'une récente interview de D. Gros, celui ci m'a clairement fait comprendre qu'il irait dès que possible rencontrer ces personnes à Paris, quitte à mettre "les pieds dans leurs locaux" pour leur parler de Metz, en leur signifiant "qu'on y pleure 2 fois, la première quand on y vient, et la seconde quand on doit en repartir".
Après j'avoue que je ne peux dire à quoi correspond en terme politique ce "dès que possible"