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Faits, opinions et humeurs - Le blog de @jcdrpro

Zéro + Zéro = la Moselle de Sarko

3 Septembre 2008 , Rédigé par jcdr Publié dans #archives

Ils sont satisfaits.

Satisfaits !

Ils n'ont obtenu que des promesses mais sont contents. Sans que l'on sache vraiment à quoi est dû le contentement de ces grands élus mosellans reçus hier à l'Elysée par le Président de la République.

Qui leur a clairement signifié qu'il ne changerait aucune des décisions prises (sans d'ailleurs les en avoir informé à l'époque alors que d'autres, militaires notamment, savaient) concernant la carte militaire et ses incroyables conséquences pour le plus peuplé des départements lorrains.

Poids des élus mosellans ? Peanuts ?


Bien moins en tout cas, me dit'on, qu'une Nadine Morano...

Bien sur, il y a les compensations.

En vrac, des délocalisations (celle de l'INSEE me semble avoir déjà été promise ailleurs il y a quelques mois), 10 millions d'euros pour chacune des villes de Bitche, Dieuze et Metz (quand 10 millions d'euros correspondent à une année de dépenses par l'armée à Bitche en 2001...), révision à la hausse du plan universitaire (ça ne mange pas de pain...), transfert de régiments depuis l'Allemagne (ce que refuse et probablement refusera Merkel, bec et ongles...).
A priori Dieuze s'en sort le moins mal.

Mais tout cela n'est que promesses.

Des promesses sarkoziennes qui, à ce jour, ne valent pas grand chose, depuis son élection de façon générale et depuis son intérêt pour la Moselle, tendance Gandrange, en particulier.

Dès lors à quoi sert la manifestation de samedi ?
Une catharsis sans doute, pour rappeler que la Moselle existe même si tout est joué.
Une sorte de chant du coq sur le tas de fumier.

Gageons qu'au-delà de ce défilé populaire (et quelque peu populiste maintenant que les décisions nationales sont confirmées), les équipes des grands élus mosellans travaillent à
tour de bras et à fond de cerveaux pour construire l'après-armée.

Et travaillent ensemble.

Il est plus que temps.

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Metensis 26/09/2008 10:48

Pour infohttp://tf1.lci.fr/infos/sciences/recherche/0,,4102313,00-l-inrap-ne-veut-pas-faire-son-trou-a-metz-.html

Adam Tonku 08/09/2008 18:00

"Dites moi de quoi vous avez besoin, je vous expliquerai comment vous en passer !"Le sarko show continue tandis que la petite France se meurt...

HADADI Yoan 07/09/2008 15:43

Lettre ouverte d’un jeune lorrain à Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République.
 
 
                               Monsieur le Président de la République,
 
Je prends la plume afin de vous faire part de mon incompréhension et de mon désarroi suite à l’annonce de fermeture de plusieurs sites militaires en Lorraine. A l’heure où l’ensemble de la population et où tous les élus, de droite, du centre et de gauche se mobilisent et font entendre leurs voix face aux choix du gouvernement, il m’apparait important de prendre la parole à mon tour, en tant que jeune étudiant lorrain. Je crois être représentatif de très nombreux jeunes, en vous disant que nous avons le sentiment amère de voir notre région systématiquement lésée, invariablement écartée des projets gouvernementaux (je pense à la non-sélection de la Lorraine au projet « opération campus » alors que le dossier méritait un tout autre sort) et réduite à tenter de s’en sortir seule. Après la perte de la sidérurgie et les fermetures à répétition des usines, nous voilà à nouveau pris pour cible. Il ne nous restait, quasiment, plus que l’armée et on nous l’enlève. En tant que jeune lorrain, je suis consterné et je ne comprends pas ce qui pousse le gouvernement à un tel acharnement. Au-delà du fait que certaines fermetures, notamment celle de la B-A 128 de Metz-Frescaty, relèvent d’une analyse peu judicieuse, il en va de la survie d’un territoire. Certes, le rôle de l’armée n’est pas de permettre l’aménagement d’un territoire, mais lorsqu’il n’y a pas d’autres réponses apportées par l’Etat, il faut bien trouver les compensations que l’on peut. Savez-vous, monsieur le Président, l’impression qu’ont les jeunes en Lorraine ? Et bien, ils pensent, trop souvent que leurs futur ne s’inscrit pas sur cette terre. Ils pensent à partir vers Paris, vers l’étranger. Les collectivités locales se battent chaque jour face à cela, faisant preuve d’ingéniosité pour garder la jeunesse en Lorraine et vous abattez ce travail par une décision arbitraire, injuste et éloignée du bon sens. L’agglomération messine va perdre près de 10% de sa population, beaucoup de commerces vont fermer, de nombreux emplois vont être perdus, comment allez-vous réparer cela ? Metz n’a pas connu un départ aussi massif de sa population depuis 1870 et l’annexion allemande. Les jeunes attendent de voir qu’elles seront les fameuses « compensations » dont on parle tant, mais sachez, monsieur le Président, qu’ils seront vigilants et qu’ils attendent de l’avenir bien plus que les paroles prononcées le 2 septembre à l’Elysée. Je suis triste, monsieur le Président, de voir ma si belle terre de Lorraine injustement brulée. Je suis triste de voir que toutes les promesses faites à la Lorraine n’engagent que ceux qui y croient. Je suis triste en tant que jeune lorrain, je suis triste en tant que jeune français.
                                                                                                                             HADADI Yoan, 22 ans
                                                                              Vice-président étudiant de l’Université Paul Verlaine de Metz.

steph 03/09/2008 19:09

bonsoir, pour aller dans votre sens, allez lire le communiqé officiel de l'elysée hier et vous y trouverez matière à conforter votre commentaire : la rédaction est très évasive ... et l'histoire des régiments franco allemands même pas citée ... voici le texte in extenso
Le président de la République a reçu à l’Elysée les élus du département de la Moselle.Les élus lui ont exposé les difficultés liées aux restructurations militaires, en particulier pour l’agglomération de Metz et pour les communes de Bitche et de Dieuze.
Le président de la République a rappelé l’importance pour la France de cette opération de réorganisation de l’appareil de défense : il s’agit de doter nos armées des moyens lui permettant de répondre aux défis stratégiques auxquels la France est confrontée, et qui ont été identifiés dans le cadre du livre blanc sur la défense et la sécurité nationale. Ces réorganisations peuvent être douloureuses – c’est le cas pour la Moselle – mais la France doit impérativement renforcer l’équipement de ses armées et l’adapter à l’évolution des menaces. Les territoires qui sont touchés doivent en contrepartie être soutenus dans leur développement et c’est l’honneur des élus d’y veiller.
Le président de la République a évoqué, avec le ministre de la Défense et le Secrétaire d’Etat à l’Aménagement du Territoire, les mesures importantes d’accompagnement qui seront mises en œuvre par l’Etat pour limiter l’impact économique des restructurations. Ces mesures comprendront la délocalisation d’emplois publics à Metz à hauteur de 1 500 agents, le soutien à des projets universitaires et au logement étudiant, des conditions favorables de transfert des terrains militaires aux collectivités locales, une réflexion sur les infrastructures de transport.
 
Le président de la République a annoncé aux élus mosellans qu’il détaillerait l’ensemble des mesures d’accompagnement des restructurations lors d’un déplacement qu’il effectuera en Moselle avant la fin de l’année. 

Chalonnais 03/09/2008 09:33

Encore prem's (après je vais bosser)Tout ceci, à Metz ou à l'Elysée, est bel et bon, mais la question de fond, ce me semble, est totalement éludée.NS a été démocratiquement élu, même si je n'y ai pas participé, donc, 5 ans à voir arriver des mesures irréfléchies, des annonces de cour de récréation (Clavier, ..), des distributions aux nantis, des copinages, etc, etc.L'opposition, à part le 'ministère de la parole', n'a strictement aucun moyen de faire infléchir quoi que ce soit. Même si sa cote de popularité s'écroule, rien à secouer, il faut attendre 2012.Et, malheureusement, ni à gauche, ni au milieu, je n'ai entendu parler d'une idée qui aurait le mérite de limiter les dégâts dans le temps: ramener, et graver dans le marbre de la Constitution, les élections législatives à 'mi-présidentielle' (comme aux States, dont Zébulon est grand admirateur, en plus).Pas possible? Ca m'étonnerait; on a bien repussé d'un an les municipales et sénatoriales, inversé le calendrier 2002 pour avoir les législatives avant les présidentielles.Qu'en pense la communauté  ?Apparté sur le bon docteur Jacquat: à l'époque où il étatit encore adjoint de JMR, chargé du GPV(Borny), je ne vous dis pas le nombre d'administrations devant s'installer au 'bout de borny', limite ZFU, là où il n'y a aujourd'hui ne neuf que le rond point !