Et après…
Le couperet est tombé, le pire des scenarii a été confirmé au jour de l’annonce de la réforme de la carte militaire. Metz et sa région paient le prix maximal avec le départ de 5500 militaires de leurs familles, la disparition de nombreux emplois induis, la fragilisation du tissu économique et des fonctions de commandement et la fin d’une longue histoire militaire.
N’en restons pas là.
Je ne reviendrai pas sur l’absence manifeste de nos élus en amont du verdict, de leur incapacité à se rassembler sur des sujets aussi essentiels, du manque de relais de poids auprès du gouvernement. Je ne reviendrai pas non plus sur le fait qu’aucun des arbitrages ne s’est fait en faveur de Metz : on conforte tel pôle de renseignement, tel pôle de santé, tel état-major, ne pouvions-nous imaginer le renforcement de l’un ou l’autre à Metz ? Comment ne pas avoir l’impression que le sort s’acharne sur une région, un département et une ville ? A quand les bonnes nouvelles ?
Une page se tourne mais l’histoire continue. Mobilisons-nous pour négocier les meilleures compensations possibles, profitons intelligemment du potentiel de nouvelles emprises foncières. Profitons de ce bouleversement pour imaginer de nouvelles perspectives pour la ville.
Voici quelques pistes :
Constitution d’un noyau de défense européen.
Requalification du quartier Desvallières (2ème Génie) :
Situé à proximité immédiate du centre-ville, cet espace offre une opportunité exceptionnelle d’aménagement urbain trait d’union entre le centre, Metz Nord et St Julien.
Si la Guerre de 70 signa la fin de la très prestigieuse école d’artillerie, ce nouveau traumatisme doit être l’occasion pour Metz d’accueillir une école prestigieuse. Pourquoi ne pas imaginer le transfert de l’école Polytechnique ?
Transfert de services du Ministère de la défense comprenant des fonctions de commandement. Les 500 postes avancés font figures de mauvaise plaisanterie.
On pourrait imaginer ce même projet Place de la République en transférant les services installés sur cette place en lieu et place du Génie, libérant ainsi un espace de première qualité en plein cœur de ville.
A défaut d’une base européenne, pourquoi ne pas imaginer une Ecopolis inscrite au Grenelle de l’environnement sur cette emprise ?
Ce ne sont que des pistes, irréalistes penseront certains, mais n’est-il pas permis d’avoir quelque ambition pour sa ville.
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