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Faits, opinions et humeurs - Le blog de @jcdrpro

Lamentable.

12 Février 2008 , Rédigé par jcdr

Lamentable. C'est le mot qui me vient finalement à l'esprit à l'issue de ces 48 dernières heures.

Lamentable, l'attitude de certains candidats et /ou de certains dans leur entourage dans leurs tentatives de déstabilisation au quotidien.

Lamentable, cet état d'esprit qui consiste à jouer sur la peur de l'Autre
.

Cela me rappelle celles et ceux qui en 1981 annonçaient l'arrivée des chars russes à Paris après l'élection de Mitterrand et de ses socialo-communistes.

Aujourd'hui, le risque est tout aussi affreux : "Metz risque de basculer à  Gauche".

J'en ai autant pour celles et ceux de l'autre camp qui me présente comme un affreux rauchiste.

Autant pour ceux qui à gauche me vouent aux gémonies au motif  que je fais tout pour plomber leur liste.

Quoi de plus con que de craindre la victoire de Dominique Gros ? Ah oui, la méchante gauche, que va t'elle faire de la ville...

Quoi de plus con que de refuser à Marie-Jo Zimmermann la possibilité de gagner ? Ah oui, le diabolique Jean-Louis Masson la manipule à son profit...

Quoi de plus con que de ne pas laisser un 7ème mandat à Jean-Marie Rausch ? Ah oui, il est vieux et autocrate...

Quoi de plus con que de tenter de ruiner (au sens littéral) les espoirs portés par Emmanuel Lebeau ? Ah oui, c'est un jeune prétentieux que personne ne connait...

Quoi de plus con que de rabaisser Nathalie Griesbeck au rang d'ex-Dauphine sans véritable projet qui ne cherche qu'à exister ? Ah oui, le MoDem c'est devenu n'importe quoi ...

Et pourquoi le FN ne pourrait-il s'exprimer ? Et que signifient les broncas méprisantes contre LO, la LCR et LE PT ???

Bonjour le niveau du débat politique dans cette ville.


On se croirait en 2007, en pleine Présidentielle ou encore pendant les Législatives.

Et pourquoi une campagne ne serait-elle pas l'opposition de projet contre projet simplement ???

Va falloir grandir bande de sales gosses.

Et arrêter d'expliquer que tout cela c'est la faute des journalistes.

Regardez-vous et regardez ceux qui vous entourent !!!


Longtemps, j'ai répété que ma position était idéale puisque tous me détestent.
Je le confirme et même le revendique.

Souvent je parle de cours de récré dans mes différents papiers ici et même sur mon média.

Elle est plus que jamais présente avec ces chamailleries quotidiennes, vos chamailleries puisque je vous sais, vous candidats, également lecteurs de ce blog.

Honte sur vous
, si votre niveau de réflexion politique, c'est d'en arriver à cracher sur ce blog, que j'ai toujours présenté comme un espace de liberté.

Plusieurs colistiers (à droite comme à gauche) m'ont dit ces dernières semaines qu'ils adoraient regarder les vidéos du blog, tant qu'elles ne les concernent pas, qu'elles ne vous concernent pas.

Mais qu'est ce que je peux entendre, le plus souvent par la bande, quand elles vous font apparaître...
Tels que vous êtes réellement.
Plus humains donc plus imparfait.
Mais tellement plus vrais.

Chacun d'entre vous, candidats, est soucieux que l'image que vous vous construisez, que vous vous êtes construit, ne se craquèle pas derrière son joli vernis.

Ce blog et certaines des vidéos, en insufflant un peu de vie à cette campagne à l'ambiance pourrie, apparait désormais comme un vecteur d'information gênant.

Tant que vos attaques me visaient directement, je les trouvais acceptables, dans l'ordre des choses.

Traditionnelles relations entre politiques et journalistes.
Développées sous une forme plus encore exacerbée depuis que Nicolas Sarkozy est devenu Président de la République.
Je n'avais rien vu pourtant dans son programme qui exigeait que la presse lui lèche le cul tous les matins.


Puis sont apparues sur ce blog les attaques nominatives portées par un petit groupe de féaux de tel ou telle candidat(e) avant même la campagne. C'était encore contrôlable avec quelques rappels à l'ordre.

En parallèle sont venus les mots glissés par la bande, les procès d'intentions un peu flous, les envies d'être câliné. Habituel.

L'étape suivante fut un peu plus glauque : une plainte contre moi pour un billet qui fâche (elle vient d'être retirée), puis des pressions extrêmement fortes sur mon cercle familial. Là j'ai commencé à montrer les dents.

Les féaux sont revenus, s'étripant les uns les autres, forçant le lecteur extérieur de ce blog et moi-même à compter les coups jusqu'au ras-le-bol. Jusqu'à la modération des commentaires.


La dernière étape date de ce matin : désormais c'est mon travail (dans mon média) et celui de mes collègues qui est mis en cause par une équipe politique qui estime que je veux sa peau et que je fais tout pour faire élire Rausch.

J'aurais dû m'y attendre, puisque c'est vrai j'ai commis l'amère erreur d'avoir podcasté sur mon temps de travail.
Tant il aurait été tellement différent que je revienne sur mon temps de repas enregistrer la même séquence vidéo...

Personne n'est dupe et j'ai toujours donné la priorité de mes informations à mon média.

Mais certains ont décidé que cela valait la peine de pourrir ma réputation.

Dont acte.

Mon lecteur des Emirats Arabes Unis ne s'arrachera désormais plus les cheveux à tenter de voir mes vidéos sur dailymotion malgré la censure.

Il n'y aura plus de vidéos.

Pour un tiers, les lecteurs de ce blog sont les politiques eux-mêmes, candidats et affidés, se délectant de la teneur d'un billet ou m'houspillant selon que le contenu de celui-ci évoque, voire étrille l'un ou l'autre.

Ce qui faisait la raison d'être de ce blog, ce souffle d'air, ce petit espace de fraicheur leur paraît désormais menaçant.

Ainsi, certain(e)s d'entre vous, candidats, avez peur de moi.

C'en serait ridicule, et sans importance, si vous vous étiez contenté de ressentir cela.
Tant un journaliste n'a que l'importance que l'on veut bien lui donner.

Mais pour l'attitude, la lâcheté, la bassesse, la petitesse de certaines de vos actions et/ou de celles de certain(e)s de vos affidés à mon endroit, désormais je méprise certain(e)s d'entre vous.

Tout autant que vous méprisent à Metz, un certain nombre d'électeurs qui préfèrent s'abstenir plutôt que de croire à vos promesses.

Combien seront-ils le 9 mars prochain à vous faire comprendre que c'est bien plus que de la lassitude que vous leur inspirez ?

Un sur deux, comme lors du dernier scrutin municipal, où vous étiez déjà tous présents ?


Ce blog se voulait journalistique, tentant d'équilibrer, avec honnêteté, le traitement des uns et des autres.

Désormais ce sera comme je le sens.

Désormais, il n'y aura de billets que quand je le souhaiterais.
Dans une heure, un jour, un mois ou un an.

Désormais il n'y aura plus de commentaire possible. Ce sera mon prêche, et c'est tout.

Lamentable, ma réaction ?

Sans doute.

A l'image que vous, candidats politiciens à la mairie de Metz, donnez de la politique au quotidien.




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