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Faits, opinions et humeurs - Le blog de @jcdrpro

Zoufftgen : un traumatisme partagé

13 Octobre 2006 , Rédigé par Jean-Christophe Dupuis-Rémond Publié dans #archives

Ce que j'écris et décris ci-dessous est sans commune mesure avec la douleur des familles des 6 personnes victimes de la tragédie ferroviaire de Zoufftgen.

Sans commune mesure avec ce qu'ont vu et vécu les personnels français et luxembourgeois qui sont intervenus.

Mais nous journalistes étions également présents.

Trop ?

Sans doute diront la plupart des témoins.

Je veux simplement avec ce billet dire que nous aussi avons fait notre métier. Et que nous aussi avons été touchés.

 

Je suis arrivé avec mon collègue à 12h30 sur le pont surplombant la voie ferrée. J'ai quitté avec lui le site de l'accident à 21h30. Ce n'est pas la première catastrophe sur laquelle je dois témoigner comme journaliste. Ce n'est pas la partie de notre passion (ce qu'est pour moi le journalisme) que je préfère. Mais le travail demandé devait être fait : témoigner du déroulement de cette journée, du travail des sauveteurs, tenter de trouver et de transmettre des clés de compréhension. Alors nous avons travaillé, j'ai travaillé, en tentant de gêner le moins possible les secours, car nous sommes une gène.

Toujours.

Parfois par notre seule présence.

Travailler sur une telle scène de drame impose d'être rigoureux, méticuleux, de recouper et sourcer chaque information.

Parce que c'est le B.A BA du métier mais aussi pour se protéger, s'éloigner intérieurement du drame qui se joue.

Pour ne pas s'effondrer en larmes, tout simplement. Car psychologiquement, ce travail sur le terrain au plus près des sauveteurs et des victimes est éprouvant.

La seule traduction à l'antenne a été une voix plus posée, un visage plus figé, pour informer. Non, les journalistes ne sont pas tous des vautours assoiffés de sang. Pas plus que certains téléspectateurs qui zappent d'une chaîne à l'autre pour voir l'image la plus cruelle...

Ce mercredi, comme mes collègues, j'ai tenté de faire mon métier.

Comme eux, je n'en suis pas sorti intact.

 

Photo P. Rebondy

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L'attente sans fin de Jean-Marie...

4 Octobre 2006 , Rédigé par Jean-Christophe Dupuis-Rémond Publié dans #archives

Et bien, non, je n'étais pas du déjeuner "conférence de presse détendue" qui agrémente l'automne de Jean-Marie Rausch.

Certains vont se dire que c'est un signe...  S'ils savaient !
Rassurez-vous, mes deux rédacteurs en chef, dûment invités étaient bien présents, preuve s'il en est que nous sommes nous aussi une "force (médiatique) qui compte" ;-).

Sacré Jean-Marie, toujours aussi désespéré dans sa quête de cet "Autre" à même de saisir cette si belle ville de Metz, si belle grâce à lui.
Un "bébé" dont je conçois qu'il ne soit pas prêt à l'abandonner au premier venu...
Surtout si le premier venu est issu(e) de ce que les ignorants de la chose politique messine croient être son premier cercle.

Jean-Marie Rausch, au fond, n'est-il pas entouré de "morts-vivants" qui depuis 20 ans, après avoir siégé tour à tour dans sa majorité et son opposition en sont aujourd'hui à le supplier d'y retourner histoire de garantir "leur avenir".

Quelle vision étriquée et consumériste de la politique !

Comment ces élus peuvent-ils encore imaginer que la présence de leur nom sur une liste va garantir tant de voix à tel ou tel ? N'ont-ils pas encore compris que l'abstention récurrente (qui fait aujourd’hui de Metz l'une des pires villes de France sur ce point) n'est que la forme la plus visible du ras-le-bol des habitants ?

Et que demandent-ils ces messins sinon une vision !

Une vision pour eux et leurs enfants. Une vision qui leur donne l'envie de rester ici, d'y travailler, d'y vivre agréablement, de promouvoir leur ville au-delà de ses frontières.

Qu'ont donc à nous proposer aujourd'hui ces "comas dépassés"  côtoyant Jean-Marie (selon le bon mot d'un historien local qui les observe attentivement depuis longtemps maintenant) ?

Rien, sinon leur réélection, la garantie de leurs casquettes et de leur petit pécule...

Alors bien sur, il y a les autres, dits "de l'opposition", en tout cas pas ou plus dans la majorité...
Ceux qui gravitent autour de "l'Astre de la Place d'Arme", se brûlent à la lumière de ses piques verbales ou de ses regards courroucés puis vivotent gentiment après s'être fait rabrouer...

N'y a-t-il donc personne pour provoquer une rupture ?
ce mot sarkozien tant à la mode qu'il n'en signifie plus rien

Cette rupture que Metz a déjà vécu, qui lui a tant permis de progresser, incarnée à chaque fois par un homme porteur d'une vision, celle d'une ville pour demain.

Mondon puis Rausch en 1971 ont été ces hommes.

Y a-t-il aujourd'hui à Metz un homme ou une femme pour demain ?

Je crois que OUI pour fréquenter au quotidien les uns et les autres de la vie publique, de la chose publique, et celles et ceux de la vie de la cité.

Celui-là ou celle-là, ce n'est ni le maire (un peu quand même, mais pas à la façon dont les "morts-vivants" l'imaginent...), ni un média en particulier (arrêtons le fantasme) qui le fera gagner s'il a envie, si elle a envie, de porter son projet.

Si il ou elle a, véritablement faim de Metz. Il ou elle sera porté (e) Place d'Armes par les messins eux-mêmes.

Avec fierté et reconnaissance d'avoir été entendu dans leur quête de rêve messin...

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Richard Lioger : "Désir d'Avenir Local"

3 Octobre 2006 , Rédigé par Jean-Christophe Dupuis-Rémond Publié dans #archives

Le sémillant Président de l'Université de Metz envisage un avenir politique... Et qu'en pense Jean-Marie Rausch?


Il a rejoint, plutôt discrètement, un de ses amis socialiste début janvier.
"Pour participer au débat", me confiait-il alors.
Il vient tout juste d'ouvrir son blog et chacun de ses billets, si on lit entre les lignes, fleure bon le pré-programme électoral...
Il l'a d'ailleurs implicitement fait comprendre le 20 septembre sur l'antenne de France Bleu, interrogé à 8h10 par Claude Bruillot.

Pour aller où ?

Mairie ? Législative ?

Ils sont de plus en plus nombreux, ces "nouveaux de la politique" à exprimer leurs opinions, à vouloir renouveler le débat d'idées. En vrac ces derniers mois, en plus de Lioger, il y a notamment Cayzelle (très "coup de pied dans la fourmilière", en attendant mieux ?) et Missoffe (décidément très tendre et BCBG, trop probablement). Sans doute ont-ils parfois le sentiment de hurler leurs arguments dans le désert. Mais est-ce vraiment le cas ? Car, ormis le 1er cercle de fidèles lecteurs (j'en sais quelque chose ;-) ), le politique s'auto-nourrissant, les (potentiels) adversaires sont en réalité très attentifs au moindre écrit de ces têtes nouvelles.

Jean-Marie Rausch, dont le propre blog est en silence, n'est surement pas le moindre de ces lecteurs assidus.

Lui qui attend, lucidement mais désespérément (j'en suis convaincu), un dauphin qui ne s'autoproclame pas comme tel, doit trouver que les mois à venir pourrait bien être passionnant tant il me semble que, pour une fois, l'élection municipale messine à venir ne se jouera pas uniquement dans l'habituelle cour de récré pleine de redoublants surveillés par le vieil instituteur...

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