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Jean-Christophe Dupuis-Rémond, journaliste web lorrain, enseignant, "rabutineur", je vous livre ici mon opinion concernant la vie publique. Ces commentaires n'engagent que moi!
Mais ce billet (je sais, ils se font rares mais c'est ainsi) est surtout un p'tit hommage à un parisien Ray-Ban et sa copine...
Bonus supplémentaire rien que pour Pierre-Emmanuel, mon expatrié (et celles et ceux qui n'ont pas accès à Dailymotion) : clique là mon gars et éclate toi autant que moi !
Si l'expérience vous tente, vous aurez à nouveau droit à ma bobine en direct dimanche soir à la télé pour l'annonce des résultats et dès 19h pour le taux de participation.
Alors je ne vous dirait pas ce que je pense de ce qui suit, conséquence de la décision des... magistrats du tribunal de Bordeaux.
Non, je ne commenterais pas le jet de l'éponge de Denis Robert qui nous donne ici son
point de vue.
Non.
Et ce n'est pas l'envie qui me manque de leur... dire aux juges bordelais ce que j'en pense.
Nous devons paraît-il nous estimer heureux d'être citoyens du pays des Droits de l'Homme, le pays européen justement le plus condamné ou presque pour ces atteientes aux Droits de l'Homme et en
particulier au droit de la Presse.
Bien. Continuons comme cela.
Mais en attendant, Denis Robert a, en plus de tous les autres frais divers et variés, 12500 € à payer.
Alors pour l'aider, le blog de son comité de soutien est là.
Tellement politique, cette façon de balancer des grandes phrases, d'affirmer de grands principes et de prétendre exactement le contraire quelques
mois plus tard...
Sarkozy n'est ni le premier, ne sera bien sur pas le dernier, à le faire.
Chirac et Mitterrand étaient de joyeux spécialistes de la chose.
Ainsi la politique ce serait cela, le mensonge permanent ?
Un ami qui l'a vécu m'a rapporté cette anecdote des années 90.
Il s'agissait, je crois me souvenir, d'un échange en conseil municipal.
D'un côté "l'apolitique de centre droit" Jean-Marie Rausch, de l'autre "l'UMP-RPR légitimiste de la droite locale" Denis Jacquat.
JMR :
"Dans ma vie M. Jacquat, il m'est arrivé d'être de droite.Et il m'est arrivé d'être de Gauche.
Mais jamais le même jour !"
La polémique actuelle autour du nombre de vice-présidents à la CA2M est comme souvent l'arbre qui cache la forêt.
Je n'évoquerais donc pas ici le fait de savoir s'il est normal que le maire d'une petite commune de l'agglo reçoit 1700 euros d'indemnités alors même que sa commune n'a souvent pas les moyens de
lui verser une indemnité décente au regard de l'investissement (rien qu'en temps) qu'un premier magistrat consacre à sa commune.
Dit autrement, la solidarité impliquée par l'impôt communautaire doit-elle se traduire par l'utilisation d'une partie de cet impôt pour indemniser le maire d'une commune de l'agglo?
Si j'ai bien compris, la somme correspondant à ces indemnités ne représente qu'une infime partie en pourcentage du budget de la CA2M.
Ne faut-il pour autant rien changer à cela comme l'avancent (tous ?) les élus concernés par ce que d'autres présentent comme un pactole ?
Mais encore une fois, ce n'est pas le thème de ce billet.
Non.
Je voudrais juste m'interroger, à la lumière de l'année qui vient de s'écouler, en m'appuyant sur deux épisodes.
1er épisode.
Souvenez-vous des deux billets un peu violents (et aujourd'hui retirés de ma propre initiative) qui m'ont valu une plainte de la part de la CA2M.
J'y évoquais les inondations régulières et scandaleuses des immeubles de ma rue (dont celui dans lequel je réside) en raison de débordements du réseau d'eau sous l'effet d'orages violents conjugué
à un tuyau d'écoulement devenu trop petit avec le développement de l'urbanisme en amont. Personne n'était mis nommément en cause. Et pourtant une (ou plusieurs) personne(s), fonctionnaire de la
CA2M, s'était sentie directement visée par ma prose.
Question d'ego ?
Quoi qu'il en soit, Jean-Marie Rausch avait accepté de déposer plainte contre moi, en tant que président de la CA2M.
Etait-il persuadé, comme moi, et comme le voulait la logique devant le fond du billet (issue évidente qui me fut confirmé lors de mon audition par les services de police), que la plainte serait
classée sans suite et que donc il achetait une mini-paix sociale, ayant défendu son fonctionnaire et reportant sur la Justice le fait de ne pouvoir obtenir réparation. Manque de pot, le représentant du Parquet, un peu joueur, a laissé courir le dossier et l'on se dirigeait tout droit vers un procès pour "injure publique et menaces graves" que
j'attendais avec gourmandise, tout autant que mes collègues des autres médias, ravis de couvrir une audience au cours de laquelle auraient à s'affronter un journaliste et Jean-Marie Rausch.
Le service de médiation fut envoyé au front pour me proposer de rédiger un courrier d'excuses en échange d'un retrait de la plainte par la CA2M.
Refus de ma part : j'estimais n'avoir rien à me reprocher.
Dès lors, des deux solutions possibles, procès médiatique ou retrait de la plainte, c'est la seconde qui fut retenue. Et le soir même du retrait de plainte, (causalité ? ;-) )des crédits étaient
votés pour refaire la canalisation débordante.
Crédits qui paraît-il avaient déjà été votés il y a plusieurs années devant les colères répétées des riverains excédés et leurs pétitions mais qui finalement avaient été utilisés à d'autres
fins...
Enfin, ce ce qui m'a été rapporté par un élu bien placé.
Que faut-il penser de cette affaire ?
Le responsable politique a t-il choisi de brosser le fonctionnaire dans le sens du poil plutôt que de lui demander de rabattre son égo ?
Si c'est le cas, a t-il bien fait ?
2nd épisode : l'affaire Lindingre dont vous pouvez retrouver les principales étapesiciet là.
La situation actuelle est simple : Yan Lindingre a toutes les clés pour être immédiatement embauché à l'école des Beaux-arts de Metz et Jean-Luc Bohl, président actuel de la CA2M (gestionnaire de
l'école) va lui donner le poste que Jean-Marie Rausch lui avait injustement refusé, provoquant une plainte de Lindingre devant le Tribunal Administratif afin d'obtenir son intégration.
Et ben non. Jean-Luc Bohl ne réintègre pas Lindingre. En tout cas, pas simplement comme ça.
Selon mes informations, en gros (et n'y voyez pas de jeu de mots, même si je me demande si le maire de Metz pèse vraiment de tout son poids dans cette affaire...), il lui fait tout un tas de
propositions l'obligeant à passer par un nouveau stage afin de valider sa capacité à enseigner -qui lui a déjà été reconnue- et qui l'obligerait donc à accepter le principe qu'il n'était pas encore
près à enseigner.
Et cerise sur le gâteau, en échange de ce statut CDD (provisoire mais précaire...) il lui demande de retirer sa plainte au TA ! Ce qui en plus ferait perdre de l'argent au dessinateur.
Refus évident de Lindingre !
Si cela est tout à fait exact, à quoi joue Jean-Luc Bohl ?
Les bruits de couloir expliquent qu'il ne veut pas froisser Jean-Marie Rausch en réglant la question par une simple réintégration. Il sait en même temps que leTA va très certainement
donner droit à la demande de Lindingre et que cela va coûter de l'argent à la CA2M.
Question : de la part de ces bruiteurs, n'est-ce pas donner (volontairement ?) trop d'importance à JMR ?
Et n'y aurait-il pas dans cette affaire d'autres influenceurs, internes à la CA2M, pas forcément décidés à voir arriver Lindingre ?
Si c'est le cas, et de façon générale, dans ce type de situation, Jean-Luc Bohl saurait-il taper du poing sur la table et, à la différence de ce qui se fait dans de trop nombreuses institutions
locales et territoriales (histoire de se faire bien voir des fonctionnaires qui n'en demandent pas tant et probablement aussi [surtout?..] de courage [et pas uniquement politique...]), montrer à
certains fonctionnaires que c'est l'élu qui décide car lui a la légitimité du suffrage électoral pour le faire.
Et non pas ces insupportables fonctionnaires (heureusement très peu nombreux mais qui donnent une image désagréable de leur Corps) pour satisfaire un égo que certains, en particulier ici
en Moselle, ont quand même sacrément développé...
Au point qu'à les écouter s'écouter parler, j'ai parfois le sentiment qu'ils gèrent un Ministère d'Etat...
Pauvres chéri(e)s !
Car je vois mal les élus lorrains et messins (très agités sur la question militaire que certains d'entre eux ont tant méprisé pendant de trop longues années) peser d'une quelconque façon sur la
décision partenariale prise tant par les responsables politiques nationaux que par les états-majors militaires des 2 armes directement concernées localement (Terre et Air).
Soyons clair.
Après la disparition du 2ème Régiment du Génie, celle du 1er Régiment Médical, le démantèlement local de la Brigade de Renseignement, le redéploiement des unités de la Base Aérienne et la fermeture
de celle-ci (Pauvres Ailes Mosellanes qui n'ont sans doute pas les moyens d'entretenir la plateforme pour leur propre utilisation...), que va t'il rester de militaire à Metz ?
La musique de la Région Terre Nord-Est bien traitée par la ville de Montigny-lès-Metz ? Pas garanti.
Les différentes instances des essences et des commissariats ? Pas indispensables.
Le 4ème Groupement d'escadron de hussards, unité logistique ? Elle n'a plus lieu d'être... Pour servir qui ?
L'Etat-Major de la Région Terre Nord-Est ? Il sera sans aucun doute rapproché de ses principales unités.
Le Gouverneur militaire ? Pourquoi un Gouverneur dans une ville sans militaire ?
Si toutefois, pour des raisons d'affichage (et disons le clairement d'enfumage des esprits), Sarkozy condescend à prolonger l'illusion d'une militaria metensis quelques années de
plus, ce sera surtout l'expression d'une fuite en avant.
Et vu le nombre d'unités d'ores et déjà liquidées du paysage messin, regrouper (hypothèse évoquée) ce qu'il resterait sur la plateforme de Metz-Frescaty pour faire de celle-ci une base de
défense frôlerait le ridicule, voire l'humiliation.
Questions, dès lors : la campagne des régionales 2010 (ou 2011 ce qui est encore possible...) et celle de la municipale de 2014 à Metz seront elles axées sur "l'après-armée" ? Ce qui serait sans
doute déjà bien tard...
C'est avant qu'il fallait envisager le pire et s'y préparer.
C'est aujourd'hui qu'il faut proposer et construire.
Mais laquelle des équipes municipales (dont la plupart du contenu des programmes de campagne 2008 sur le moyen et le long terme étaient des copié-collé les uns des autres, au motif qu'il
fallait être au plus près des concitoyens dans leurs inquiétudes actuelles) présentait un véritable projet pour la ville en 2015 et 2025 ?
Et pourtant de nombreux messages ont été distillés ces 10 dernières années par les grands commandeurs qui se sont succédé à Metz, qu'ils aient représenté l'armée de terre ou l'armée de l'air...
S'il est une leçon à tirer de cette affaire, c'est sans doute de se méfier de ce qui parait acquis pour l'éternité.
Jean-Marie Rausch en a fais les frais en mars dernier.
Les responsables politiques messins qui pensaient (pour ceux qui s'intéressaient un tant soi peu à l'armée autrement qu'en termes d'affichages) que Metz et la chose militaire étaient indissociables
devraient sans doute s'intéresser de très près aux activités industrielles actuelles de la ville et de l'agglomération.
Et vérifier que l'Histoire ne soit pas en mesure, aussi facilement, de se répéter.
C’est la première fois que je m’exprime sur ce choix.
Ce que les uns et les autres avez pu lire jusqu’à ce jour dans les différents organes de presse ou entendre dans les dîners en ville en mon absence n’est jamais
sorti de ma bouche.
Et n’a donc aucune valeur.
Je serais -à synthétiser ces différents échos qui circulent- un MoDem de Gauche, Pro-Jean et anti-Griesbeck.
Je suis MoDem tout court.
Ni de Droite, ni de Gauche, car cette donnée est à mon sens incompatible avec le principe même d’être du Mouvement Démocrate.
Thierry Jean est un ami de longue date. Nous étions par exemple, il y a plus de 10 ans, avec d’autres mosellans de diverses tendances politiques, co-fondateurs à
Metz du CLAC, Cabinet Lotharingien des Amateurs de Cigares.
Je le respecte et je respecte ses opinions.
Je connais Nathalie Griesbeck depuis l'été 2000. Je n’ai aucune raison de ne pas vouloir travailler avec elle.
Je la respecte et je respecte ses opinions.
A mon sens, tous deux ont leur place au sein du mouvement que j’ai fait le choix de rejoindre.
Car notre richesse est aussi dans cette diversité.
Je constate simplement que cette richesse s’exprimerait sans doute mieux encore si tous deux étaient, dans le MoDem, sur un pied d’égalité : ils ont été
démocratiquement élus et représentent sans doute chacun une sensibilité à ne pas négliger.
Car au-delà de ce que nous portons tous comme idéal, il en est un plus important que les autres, l’Homme.
L'Homme.
C’est l'idéal qui a dicté mon choix du service public de télévision alors que je travaillais dans une grande radio périphérique nationale.
C’est l'idéal qui a dicté mon choix dans la volonté de rejoindre l’IHEDN.
Et si j’ai fait le choix du MoDem, c’est pour deux raisons.
Son identification humaniste : la place de l’Homme dans chaque action et réflexion.
Et l’importance de la question européenne pour notre avenir commun.
L’implication et la vision européenne portées par le MoDem permettent de porter pour demain un message à la fois d’espérance et de réalisme.
A cela, j’ajoute la volonté d’agir autrement, de faire de la politique autrement, au-delà des partis.
C’est ce que j’ai voulu traduire sur mon blog lorsque j’ai présenté la « dreamteam », cette liste alternative pour la campagne municipale à Metz dès
janvier 2007.
Adhérent encarté, j’attends désormais que les décideurs mosellans se prononcent sur mon rattachement au MoDem 57.
Ils n'ont obtenu que des promesses mais sont contents. Sans que l'on sache vraiment à quoi est dû le contentement de ces grands élus mosellans reçus hier à l'Elysée par le Président de la
République.
Qui leur a clairement signifié qu'il ne changerait aucune des décisions prises (sans d'ailleurs les en avoir informé à l'époque alors que d'autres, militaires notamment, savaient) concernant la
carte militaire et ses incroyables conséquences pour le plus peuplé des départements lorrains.
Poids des élus mosellans ? Peanuts ?
Bien moins en tout cas, me dit'on, qu'une Nadine Morano...
En vrac, des délocalisations (celle de l'INSEE me semble avoir déjà été promise ailleurs il y a quelques mois), 10 millions d'euros pour chacune des villes de Bitche, Dieuze et Metz (quand 10
millions d'euros correspondent à une année de dépenses par l'armée à Bitche en 2001...), révision à la hausse du plan universitaire (ça ne mange pas de pain...), transfert de régiments depuis
l'Allemagne (ce que refuse et probablement refusera Merkel, bec et ongles...).
A priori Dieuze s'en sort le moins mal.
Mais tout cela n'est que promesses.
Des promesses sarkoziennes qui, à ce jour, ne valent pas grand chose, depuis son élection de façon générale et depuis son intérêt pour la Moselle, tendanceGandrange, en particulier.
Gageons qu'au-delà de ce défilé populaire (et quelque peu populiste maintenant que les
décisions nationales sont confirmées), les équipes des grands élus mosellans travaillent àtour de braset à fond de cerveaux pour construirel'après-armée.
Je ne suis arrivé que samedi matin à Cap Esterel à l'université de rentrée du MoDem.
(merci Danièle ;-) )
Jean-François Kahn s'y était exprimé la veille au
soir devant les militants sur le thème : "la gauche, la droite, c'est dépassé".
Je n'ai donc pas eu la possibilité de l'interroger, en tant que militant, sur son souhait de
conduire une liste du MoDem pour les prochaines européennes.
J'aurais aimé qu'il m'indique, ainsi qu'aux autres adhérents du nord-est de la France présents dans le Var, les raisons qui le poussent à ce choix honorable de conduire la liste.
Qu'il nous parle de son projet européen.
Qu'il précise pourquoi c'est lui et non Nathalie Griesbeck, député en exercice
-et qui légitimement peut réclamer la tête de liste, ce que je souhaite- qui est le mieux à même de porter ce combat.
Et s'il estime que les sortants ont démérité au point de ne pas pouvoir revendiquer la première place.
S'il se confirme que Jean-François Kahn est bien candidat chez nous, il est indispensable qu'il vienne se présenter et dialoguer avec les militants.
Paris c'est (sans doute encore indispensable et) bien, le terrain, c'est mieux.