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C'est une tranche de vie.

Tu es un (petit) journaliste de province. Tu travailles pour une édition locale de télévision. Le gars "au plus près des gens". Le chef te confie un sujet sur le développement du quartier qui n'accueille sur ses friches pour l'instant que le nouveau musée qui fait jaser et twitter le monde entier, et pas que les fanas d'art contemporain.


PompidouMetz.jpg

 

Vu que sur une friche y a pas grand chose à filmer à part de l'herbe, tu te dis avec ton camarade qu'une perspective depuis le 3ème étage avec la grande vitre en amorce de la friche, ca aurait de la gueule. Ni une, ni deux, la caisse n'étant pas encore ouverte puisqu'il est un peu moins de 11h, tu te dis que as le temps de demander à faire ton plan avant la foule (toute relative ce matin, depuis que l'entrée est payante).

Tu rentres, tu t'adresses à l'un des 8 caissiers qui t'envoient tous chier (même s'ils ne font rien que papoter sauf celui qui est en train de vérifier un truc apparemment compliqué). Finalement l'un consent à siffler un vigile pour alerter quelqu'un au service communication. Gentiment le vigile (est-ce son boulot ?) appelle aussitôt et nous demande de patienter. 12 minutes plus tard, un gros bras en tenue de pompier avec tatouage sous ses manches relevées te contourne, rejoint le vigile à l'entrée où patiente le public et lance à voix haute mi-rigolard, mi-agressif: "ils sont où France 3 ? Parce que pour eux c'est retour maison". Je vous passe le reste de l'épisode (et reste sobre dans mon propos) qui se conclut simplement : il te fout dehors sans ménagement, sans contact avec le service communication ou relation presse et sans même te demander pourquoi tu étais venu.

Franchement, quoiqu'en dise Bernard, un musée dirigé par des parisiens exilés, où il est difficile de trouver plus de 2 chiottes par étage et où le mini-ascenseur n'est que rarement accessible pour le 3ème (demandez aux sexagénaires leur avis...), cela me paraissait suspect. Mais heureusement, l'architecture ne laisse pas insensible et la collection d'œuvre encore moins.

Donc pour résumer, Pompidou-Metz serait parfait sans sa mini tribu de chefaillons prouts prétentieux qui pètent plus haut que leur cul parce qu'ils ont une once de pouvoir

Quand aux gens qui s'occupent de la communication et des relations presse, ils seraient bien inspirés d'apprendre à lever le cul de leur chaise et de recruter autre chose que des vigiles tatoués pour faire leur boulot.

Mais bon, tu n'es pas "journaliste culturel" et tu ne bosses ni pour le NYT, ni le Hérald, ni Des Racines et Des Ailes.

Donc tu es une merde. Pour certains à Pompidou Metz.

 


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Nous sommes vendredi, 2 jours après l'acte I.

Suis coincé chez moi depuis hier matin pour raison familiale.

 

Vérification faite, pas de nouvelles du service qui s'occupe des relations presse à Pompidou-Metz. Ne doivent pas savoir se servir d'un annuaire...

 

Pourtant il y en a un dans ce temple de la Culture nettement plus débrouillard que les autres.

Et avec du savoir-vivre : le fameux gros bras en tenue de pompier (tel que je l'ai décrit dans mon billet précédent). Dès hier il a cherché à me joindre pour s'excuser de la façon dont l'épisode s'était déroulé. Nous avons dialogué ce matin, et sans que je le lui demande, il a spontanément renouvelé ses excuses. Au point que j'en étais gêné. Et nous nous sommes quittés bons amis.

 

Gêné car après tout s'il y a un ou une responsable dans cette histoire ce n'est certainement pas lui.

Que je sache il n'est ni chargé de communication, ni attaché de presse de Pompidou-Metz. Ceux-là, je ne les ai pas entendu, ni même lu (mail ou autre).

Et il ferait beau voir qu'ils fassent de mon gros bras un bouc émissaire.

Le billet sur le blog serait sanglant...


Mais ne croyez pas pour autant qu'on est resté inactif à Pompidou-Metz. Non, non. Trop pédants ou pas assez courageux pour passer un petit coup de fil à bibi. Mais sans états d'âme pour aller baver et se plaindre à ma hiérarchie, que je les ai maltraités avec mon billet et mes commentaires sur Facebook et twitter.

 

J'en prends acte.

 

Mais cet épisode aura au moins eu le mérite de clarifier certaines choses. Car depuis mercredi, nombre de personnes de tous milieux et de tous bords m'ont fait part de leurs sentiments. Qu'il soit journaliste local, national, régional, de radio ou de presse écrite, candidat malheureux à un poste proposé par le centre, ou stagiaire en son sein l'année dernière, chacun a mis en lumière le côté sombre d'une partie de l'équipe Pompidou dans son activité relationnelle.

Personne n'est parfait, moi le premier.

Mais au moins maintenant, je sais à quoi m'en tenir.

 

Et je tourne la page.

 

 


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